Surpopulation - 2008/05/23 11:21Partout en vente dès maintenant !
Faire des enfants tue
Surpopulation : la vraie vérité qui dérange.
« L’autre jour, dans un supermarché, un vieil homme bougon invectivait une jeune femme effrayée par ses propos : « Vous n’avez pas honte, Madame ? Avec des gens comme vous, nous serions déjà 25 milliards sur cette pauvre Terre ! ». Elle poussait un cadi chargé de victuailles, elle tirait un landau dans lequel braillaient des jumeaux, un garçonnet de 3 ou 4 ans s’accrochait à ses jupes et… elle était enceinte.
(…)
Nous feignons d’ignorer la finitude d’un Monde dans laquelle notre multitude puise allègrement et sans relâche. Nous n’avons nul besoin d’une descendance qui ne recevra en héritage que des lambeaux et des restes.
(…)
Il n’y a qu’une raison légitime de ne pas avoir d’enfant, c’est de ne pas surpeupler davantage la seule planète dont nous disposions. Si on aime les enfants, il ne faut pas en faire. »
Faire des enfants tue, tue la planète.
Homo sapiens est la pire espèce invasive.
Notre monde est passé de 250 millions à quasiment 6,7 milliards d’habitants depuis l’an 1 de l’ère chrétienne. En augmentant de 4 milliards, la population planétaire a triplé depuis 1950.
Stop, ou encore ?
Nous avons toutes les preuves que la planète ne pourra pas nourrir 9 milliards de terriens en 2050 ou 17 milliards en 2100. Nous feignons d’ignorer la finitude d’un monde dans laquelle notre multitude puise allègrement et sans relâche.
Il faut quelque chose de plus qu’un couple pour faire un enfant, il faut au moins une planète viable. Posséder une famille nombreuse n’est-il pas un délit environnemental, une grave atteinte à la planète et à l’avenir commun ?
Pour un ami de la Terre, toute abstinence à la procréation humaine, toute pénurie des naissances sont reçues comme de bonnes nouvelles.
Sans peur ni reproche du métissage, le renouvellement des générations des pays développés devra se faire par les immigrants.
Contrairement à toute logique, la décroissance démographique reste un problème épineux, un énorme tabou qui n’ose pas dire son nom, un scandale qui provoque tous les courroux ! Suggérer de modérer la démographie d’un monde en proie à la surpopulation semble relever de l’outrage, de l’infamie, tant le thème appartient à la langue de bois.
Si vous estimez que nous n’avons aucune responsabilité ni vis-à-vis des 11 millions d’enfants qui meurent chaque année avant d’atteindre leur cinquième anniversaire, ni à l’endroit des espèces végétales et animales qui disparaissent à la vitesse grand V, que notre reproduction n’est pas excessive ou en tout cas acquittée de telles accusations, alors oui, faites encore et encore des enfants. Mais faites vite !
Quelques générations vouées à seulement un enfant par femme, voire assurer un soutien financier aux couples qui n’enfanteraient pas, serait cependant le programme d’une politique courageuse et écoconsciente.
La survie de l’humanité dépend du possible, et non de l’impossible.
L’impossible, c’est une meilleure gestion et répartition des ressources. On a tout essayé depuis des lustres et même la morale égalitaire professée par les grands livres n’a pas donné les résultats escomptés.
Le possible pour cultiver les futurs, c’est d’encourager une mondialisation de la dénatalité.
Faire des enfants tue, tue la Planète.
Vivre moins nombreux pour que tout le monde puisse tout simplement vivre. Tout pacte écologique devrait sous-tendre l’idée d’un pacte antinataliste.
"Les sociétés humaines sont plus ou moins bien adaptées au milieu environnant, la société thermo-industrielle est la moins durable car elle détruit les écosystèmes. Les amoureux de la Nature et les objecteurs de croissance ont donc un objectif commun, prendre la défense des intérêts de la Biosphère et dénoncer avec force cette société de prédation."
| | The administrator has disabled public write access.
valery
Admin Admin
Posts: 647
Re:Surpopulation - 2008/06/09 10:46Bonjour,
Ci-dessous un mail reçu de l'auteur avec un extrait.
Amicalement,
Valéry -------------- From: "Michel R. Tarrier" <tarrier@ctv.es> To: <Undisclosed-Recipient:;> Subject: Polémique autour du livre Faire des enfants tue : enfin un extrait !
Polémique autour du livre Faire des enfants tue : enfin un extrait !
Bonjour,
Ne dites pas "encore", parce qu'une amorce de débat sur la dénatalité s'avère tout de même moins pénible et anxiogène que les sempiternelles infos morbides, affligeantes et sponsorisées que nous consommons à longueur de journées, et puis parce que c'est probablement le dernier message à propos du livre polémique Faire des enfants tue. Les innombrables réactions attendues (et pour cause, c'est un pamphlet dérangeant !) et inattendues (appels au lynchage, menaces de morts et insultes des fondamentalistes cathos, de royalistes rancis - oui, ça existe ! -, malencontreusement repris par certains sarkozystes sur le site officiel Planète-UMP.fr) nous ont enseigné que ce débordement jubilatoire, partisan et raciste, n'avait d'argument que le titre slogan (sciemment choisi) et une brève présentation provocatrice (faut bien se frayer un chemin "littéraire" entre la cataracte de livres narrant les vies intimes du président). Aucun de nos détracteurs n'ont ouvert le livre ! Faire des enfants tue est déjà un succès en librairie mais pour lever le doute sur ceux qui ne l'auraient pas encore lu, parce que troublés par la propagande réactionnaire, voici en guise d'extrait le prologue du livre, lequel peut être suffisant pour remettre les pendules à l'heure. Précisons enfin que le titre est Faire des enfants tue, et non Faire un enfants tue, et que le message s'adresse surtout aux Pays du Sud, ceux du Nord étant déjà bel et bien engagés dans la voie de dénatalité, n'en déplaise aux pouvoirs publiques s'évertuant à encourager les familles nombreuses.
mais jamais nous ne serons libres des conséquences de nos choix. »
Claude Traks
« Un humanisme bien ordonné ne commence pas par soi-même,
mais place le monde avant la vie, la vie avant l’homme, le respect des autres êtres avant l’amour-propre. »
Claude Lévi-Strauss
PROLOGUE
(Pages 5 à 13)
Ne dites pas dénatalité !
Vivre moins nombreux pour que tout le monde puisse tout simplement vivre.
Il n’y a qu’une raison légitime de ne pas avoir d’enfant, c’est de ne pas surpeupler davantage la seule planète dont nous disposions. Si on aime les enfants, il ne faut pas en faire.
On parle beaucoup d’une inéluctable faillite de l’humanité par l’effondrement des écosystèmes bien avant la fin de ce millénaire, et des pires difficultés planétaires par un déclin des ressources naturelles avant la fin de ce siècle. L’espèce humaine va devoir affronter d’insurmontables obstacles résultant de l’évidente inéquation entre la surpopulation et l’environnement. Même si le taux mondial de fécondité tend à se stabiliser, notre conduite constante et irrépressible du gâchis et de l’appropriation forcenée, véritable addiction à la mauvaise gouvernance écologique, a déjà induit une dégradation précipitée du capital vital. C’est ainsi que notre futur se voit irrémédiablement hypothéqué à court terme, les ressources seront insuffisantes d’ici quelques décennies. La multitude de réfugiés de l’environnement qui frappent déjà à la porte des nations les plus nanties est significative des milliards d’affamés et d’assoiffés de demain. Nous n’avons donc qu’un ennemi : notre prolificité. Doublé d’une tare : une redoutable iniquité au nom d’un irrespect congénital.
De l’atome au génie génétique, voici plus d’un siècle que l’humanité joue à la roulette russe en usant aveuglement d’un progrès très contestable. Mais pour l’instant, si l’on veut bien être impartial dans le tri des horreurs héritées de nos audaces, nos principaux problèmes ne sont finalement ni les affres d’Hiroshima et de Tchernobyl, ni les résidus chimiques et médicamenteux présents dans nos aliments, mais bel et bien les excès de la surpopulation. Même pour les plus altruistes d’entre-nous, aptes à aimer le genre humain autant qu’ils s’aiment eux-mêmes, il est grand temps de quitter nos œillères anthropocentristes.
Qui vivra ne verra pas, parce que nos vies sont – bien heureusement – trop courtes. D’où notre repli sur l’après-moi-le-déluge. Mais qui se reproduira verra. Tel l’insecte à métamorphose qui finalement ne meurt jamais, tel le papillon qui se pérennise dans son cycle d’œuf en larve, de chenille en nymphe, puis en nouvel imago, en nouveau papillon, l’âme de nos descendants pourrait être la même que celle de leurs aïeux. Ainsi, ce serait nous dans un ou deux siècles, nous qui ririons bien en riant les derniers… ! Ah, cette fois ça nous fait peur, ça nous fait réfléchir, et sauve qui peut la Terre si c’est nous qui risquons de connaître les affres de la vie invivable que nous concoctons pour demain ! Les lâches que nous sommes ! Nous brûlons tout parce nous ne nous sentons pas concernés et avons la stupidité de croire que le seul legs dû à nos enfant est le magot de pognon, joint à une très discutable éducation.
L’autre jour, dans un supermarché, un vieil homme bougon invectivait une jeune femme effrayée par ses propos : « Vous n’avez pas honte, Madame ? Avec des gens comme vous, nous serions déjà 25 milliards sur cette pauvre Terre ! ». Elle poussait un cadi chargé de victuailles, elle tirait un landau dans lequel braillaient des jumeaux, un garçonnet de 3 ou 4 ans s’accrochait à ses jupes et… elle était enceinte.
Les partants pour la procréation ne pensent que rarement au-delà de l’enfant auquel ils vont donner le jour. Le stade de l’enfance, au charmant balbutiement pour les uns et insupportables criaillements pour les autres, bloque toute la psychologie parentale. En se perpétuant, maman et papa ne vont pas ensemencer qu’un enfant, ils vont surtout créer un nouvel Être humain. Pire que l'impact des couches-culottes sur l'environnement sera celui d’une vie dédiée à la consommation. Le problème n'est donc pas tant d'avoir des enfants que d'avoir subséquemment des adultes !
En dépit des précautions exprimées dans ce préliminaire, nous vous le disons pour couper court à tout anathème, à toutes injures, ce livre n’est pas conforme à la pensée unique nataliste. Voilà, c’est fait ! Faute avouée… ne sera jamais pardonnée. Au mieux, la bourgeoisie douillette et bornée dira que cet ouvrage n’est qu’une provoc’ à deux balles.
Certaines vérités ne dérangent plus parce qu’avec le temps elles sont devenues des tabous de Polichinelle. Parmi celles qui dérangent encore et vraiment, qui mettent mal à l’aise et gênent aux entournures, figure l’ineffable choix antinataliste. Contrairement à toute logique, la décroissance démographique reste un problème épineux, un énorme tabou qui n’ose pas dire son nom, un scandale qui provoque tous les courroux ! C’est à peine si on peut l’ouvrir à propos de la décroissance économique ! Suggérer de modérer la démographie d’un Monde en proie à la surpopulation semble relever de l’outrage, de l’infamie, tant le thème appartient à la langue de bois. C’est du domaine de l’indicible, personne ne veut entendre que nous ne devons plus faire autant de petits. On nous donne la preuve par neuf que la Planète ne pourra pas nourrir 9 milliards de Terriens en 2050 ou 17 milliards en 2100, mais en cyniques populationnistes nous voulons continuer à nous multiplier pour atteindre ces 9 ou 17 milliards de Terriens en 2050 et en 2100 ! Et l’on s’inquiète même des nations qui, en Europe, ne montrent plus la même ardeur à procréer !
Toute vérité n’est pas bonne à dire. Celle qui dérange en ne parlant que d’un réchauffement global qu’on pourrait, qu’il faudrait éviter, est désormais bonne à dire, nobélisable, nobélisée. Le changement climatique et plus généralement l’écologisme (nommé écologie par analphabétisme ambiant) ont été dérobés et sont entrés dans le business, dans le show-business. Leur écologie est un label de plus de la propagande et du commerce ordinaire. Détroussés mais flattés, les écologistes n’en sont pas revenus, et le système s’est dégotté une porte de secours inespérée. Avec la dénatalité comme hochet, c’est tout autre. Les gens biens (parce que de bien) ne nous inviteront pas pour crédibiliser un Grenelle de quoi que ce soit, on ne nous recevra même pas à l’éco-table du Fouquet’s pour déguster à la louche le caviar de l’esturgeon en voie d’extinction. C’en est fini avant d’en avoir commencé de notre aura. Ces lignes, loin d’être assassines puisqu’elles se veulent salvatrices, seront pourtant jugées contraire aux bonnes mœurs par bien des lecteurs, gardiens d’une culture qui relève sans nul doute de l’inconscient collectif. Ce n’est pas pour autant que nous irons rejoindre le club des malthusiens ou néo-malthusiens. Les théorisations malthusiennes de réduction de la population n’étaient pas animées d’un esprit fraternel de respect et de partage, mais l’objectif était de lutter contre la prolifération humaine pour que tout au contraire une élite puisse conserver suffisamment de confort. L’objection de croissance démographique tout comme économique n’est pas égoïste, c’est un voeu légitime et écologique. Si malthusien nous devons être, éco-malthusiens nous sommes. Apprécier la nuance n’est peut-être pas à la portée de tous, il faut penser. Il est à espérer que certains sauront ne pas nous diaboliser sans réfléchir.
Il y a dénatalité lorsque le taux des naissances est suffisamment modeste pour faire en sorte que la population vieillit et ne se renouvelle pas. Fait historique, c’est pour la première fois dans la seconde moitié du XIXe siècle que les couples français et européens entendent restreindre leur descendance. Compte tenu de notre incapacité à une justice planétaire, à une plus juste répartition des ressources et des richesses, recourir à la double décroissance, tant de la natalité que de l’économie, serait pourtant l’unique voie que la raison commande.
Qu’il s’agisse de la pouponnière ou du tiroir-caisse, le vocable décroissance qu’on veut y associer n’est qu’un mot-obus (dixit Paul Aries) pour venir à bout d’une idéologie de la croissance pour la croissance, une formule infrarouge pour tenter de faire du sujet-citoyen allongé, somnolent sous les effets soporifiques de la dangereuse bien-pensance, un écocitoyen debout, en éveil et qui voit plus loin que le bout du nez de sa seule génération. La performance de la lucidité est évidemment irréalisable pour le personnel politique plébiscité que sont nos gouvernants, l’électoralisme les contraignant ipso facto au charlatanisme. La décroissance n’est ni la récession, ni une retraite aux flambeaux. Le mouvement décroissant vise à alléger notre empreinte écologique en sortant de la prolifération nataliste et de la quête à la performance, pour retrouver les traces d’un chemin qui ne mette plus en péril la biosphère, qui ne rompe pas les équilibres salutaires. Mettre un terme au fléau démographique humain pour alléger la pression anthropique qui s’exerce sans commune mesure sur les ressources et redonner leur place aux autres espèces est une solution à adopter dans la plus grande urgence. Elle doit être doublée d’une décroissance économique sélective : identifier et favoriser les activités utiles, à faible pression environnementale et organiser simultanément un recul inconditionnel de celles qui conduisent à des désastres écologiques et humains. Il nous faut quitter nos grosses chaussures calamiteuses et adopter une conduite terrienne consistant davantage à marcher sur des œufs. Vivre et non détruire. Liberté, égalité, biodiversité. Et que vienne alors l’âge d’or de l’a-croissance !
Le bricolage du développement durable, tout comme la dernière malignité dénommée économie positive, cherchent à faire accroire à l’impossible accord entre croissance économique et souci écologique. Il ne s’agit que d’OPA manifestes sur la cause écologique, une surenchère de duplicité pour cautionner la poursuite du pillage de l’impérialisme en place. Tout au contraire, le postulat dissident de la décroissance considère et proclame que la démographie et la croissance économique sont les facteurs majeurs d’un développement coupable et de la destruction environnementale. Tout pacte écologique sous-tend l’idée d’un pacte antinataliste. Si nos écologistes politiques ne s’y réfèrent pas ou seulement entre les lignes, c’est parce qu’ils ont le devoir de plaire. Dire aux gens qu’ils peuvent contribuer à sauver la Planète par le tri de leurs ordures est une idée sympathique. Les inciter à renoncer à mettre au monde l’enfant qui leur ressemble ne l’est pas. Écologiquement, la surpopulation est une menace bien pire que le nucléaire. Seul l’écologiste radical qui ne brigue pas l’urne peut parler vrai et se permettre le grand luxe de déplaire. Mais sachez-le bien, ce qui semble radical aujourd’hui revêtira demain toute normalité. Les négationniste de tout poil sont toujours là pour hypothéqué toute avancée en son temps. Pour être en avance, une idée doit être retardataire. Nous payons chaque jour les pots cassés de notre manque de courage intellectuel.
Le monstre capable d’envisager un seul instant que la dénatalité représente une alternative lucide à la sauvegarde et au devenir d’une Planète accueillante, ne peut que détester les enfants, les sales gosses des autres s’entend ! Tartuffes, nous sommes davantage enclins à prêcher pour la fin des disparités, pour une plus équitable répartition des richesses. Vœu pieu qui ne mange pas de pain et n’empêche personne de partir en week-end et en vacances. Le seul vrai terrorisme est celui alimentaire, mis en place par le système capitaliste et ses complices des multinationales maîtres du Monde. Laisser les populations les plus défavorisées se reproduire sur une grande échelle, pour ensuite les blâmer et les affamer, semble correspondre à un simple jeu de société.
Une démographie exponentielle adjointe d’un développement économique infini dans un Monde fini, aux ressources non renouvelables pour l’essentiel, en tout cas ne se régénérant pas au rythme de notre folle croissance, telle est l’effarante formule à laquelle nous sommes ancrés. Nous feignons d’ignorer la finitude d’un Monde dans laquelle notre multitude puise allègrement et sans relâche. Nous n’avons nul besoin d’une descendance qui ne recevra en héritage que des lambeaux et des restes. Il y aura toujours suffisamment de candidats pour perpétrer un minimum d’humanité. Nous lançons un appel au bon sens, au nom des goujats que nous sommes et qui avons tout zigouillé.
Quelqu’un a dit que prétendre mettre en route un embryon humain dans ce Monde, c’est comme vendre des couchettes dans un bateau qui coule. Faire des enfants en connaissance du sinistre enjeu planétaire, c’est refuser de porter assistance à une humanité en danger parce que déjà surnuméraire. Tant que la flore et la faune poursuivront leur rythme effréné d’extinction conférée, toute création supplémentaire d'un d'entre nous reste injustifiable. La femelle Homo sapiens ressentirait-elle encore le désir basique, l’instinct biologique de faire un nid, de mettre bas, de pondre son oeuf ? Le mâle celui de promouvoir une descendance à sa noble vie ? Le couple de mettre au monde un otage dont l’existence déjà pourrie aujourd’hui aura toutes les malchances d’être un parcours du combattant, sur une Terre encombrée, en proie à des guerres d’appropriations pour des ressources taries ? Confier son petit à un Monde très probablement hostile : quelle magnifique preuve de générosité, quel gage de parentalité ! Pour n’importe quelle démarche, n’importe quel projet futile, l’Être humain cherche et exige des garanties sérieuses, et lit le contrat jusqu’entre les lignes. S’il y a embûche ou risque trop prononcé, le conseil est la sécurité par l’abstention. « Non, désolé, je ne signe pas ! ». Le risque encouru n’est alors que financier et le jeu celui du quitte ou double. Mais avant de donner la vie à un bout-de-chou, on ne pèse pas le pour et le contre, on ne mesure pas l’enjeu, on s’en lave les mains. Ressembler à sa mère ou à son père n’est pas une assurance-vie. Il faut quelque chose de plus qu’un couple pour faire un enfant, il faut au moins une Planète viable. La sexualité humaine est trop souvent contreproductive d’amour. Au nom du principe de précaution dont on nous rebat les oreilles, s’abstenir semblerait pour le moins raisonnable. Mais qu’il y a-t-il de raisonnable dans notre conduite ?
Et nous doutons aussi que cet instinct procréatif soit encore de mise pour une espèce tant dénaturée que la nôtre et qui « accoucha » il y a déjà belle lurette du contrôle de ses naissances. Jouir sans entraves et sans reproduire, n’est-ce pas le vœu orgasmique et cardinal d’une société existentielle et accomplie ? Mais quand nous constatons que les couples homosexuels rêvent aussi d’un embryon (et pendant qu’on y est de convoler à la sainte église qui les bannit !), les bras nous en tombent. Un enfant peut-il naître de l’union de deux femmes ou de deux hommes : non, mais les expériences se poursuivent ! L’adoption existe.
Seront-elles donc un jour bonnes à proclamer ces quatre vérités sur le lapinisme humain ? Pourra t’on un jour jeter l’enfant avec l’eau du bain ? Probablement, mais trop tard. Pour l’immédiat, nous en sommes au secourisme et voir mourir l’humain est insupportable, inhumain. C’est peut-être pourquoi il faudrait dissuader l’humain de trop faire d’autres humains. Ce qui ne nous est nullement insupportable, par contre, c’est voir souffrir et mourir les autres espèces, et notamment nos « mammifrères », sacrifiés pour servir et nourrir la cause humaine. Il n’y a pour ainsi dire pas de fraternité interspécifique positive (commensalisme, mutualisme, symbiose…), mais strictement négatives (prédation, parasitisme, pathogénie, antibiose…). C’est aussi dans cet égoïsme écologique, dans cette couverture outrancièrement tirée à nous, que réside l’une des raisons majeures du grand déclin annoncé. Malheur à ceux qui ne savent pas partager ! Parce qu’on le sait maintenant, il sera inutile de patienter 4 milliards d’années pour que le soleil dysfonctionne. D'ici là, l'homme n’aura pas été remplacé par un surhomme mais par une mouche. Ou bien la vie en tant que telle aura fatalement disparu du fait de nos géniales erreurs.
Pas de panique, on percute ! Rendez-vous dans un siècle ?
Retour en force de Malthus ? Daisy Tarrier et Michel Tarrier, un nom à retenir, sont ses apôtres… Ils viennent de commettre un livre dont le titre se veut éloquent : « Faire des enfants tue ! » Et nombreux sont ceux de la planète écologie qui sont tout émoustillés…
Quoi de plus normal quand pour présenter le « livre », l’éditeur se fait le colporteur d’assertions provocatrices ?
Voilà ce qu'on pourrait appeler une apologie de crime contre l'humanité, puisque ce fou furieux (à interner d'urgence !) paraît bien souhaiter l'éradication de l'homme pour une planète plus propre et une terre sans homme...
Qu'il existe de tels cinglés fait peur ! Mais qu'on commence à voir s'afficher publiquement leur délire, sans qu'il y ait aucune sanction à leur encontre et, pire, sans que l'opinion publique y trouve vraiment à redire, fait encore plus peur !
Cet acharnement contre l'être humain créé par Dieu, ce renversement de l'ordre de la Création, voilà qui montre d'où viennent toutes ces puantes idées modernes : le Diable est à l'oeuvre pour détruire l'Oeuvre de Dieu.
Mais il n'y parviendra pas : "Les forces de l'enfer ne prévaudront point contre Elle (l'Eglise)", a dit Notre-Seigneur et "A la fin, mon Coeur Immaculée triomphera", a dit Notre-Dame à Fatima.
Cette "fin" est proche : l'agitation extrême de Satan (visible à travers toutes ces pollutions mentales de l'écologisme radical, de la promotion de l'homosexualité, du trafic sur les embryons, de la revendication euthanasique, et j'en passe) le prouve.
Occidentalis a arrêté de diffuser depuis longtemps, les auteurs sont partis en vacances pour une durée indéterminée. J'ai lu le résumé sur des sites de boutiques qui vendent le livre. En revanche, je reconnais que j'ai été informé de cette merdasse par François Desouche. Encore heureux qu'il y a des blogs d'information comme ça, c'est pas les veules de TF1 ou M6, inféodés à la pensée unique de la diversité multiculturelle islaïque bienpensante qui parleraient de ce scandale...
| | The administrator has disabled public write access.
Eléonore
User Gold Boarder
Posts: 223
Re:Surpopulation - 2009/04/08 21:38LA MARÉE HUMAINE & LE TABOU DÉMOGRAPHIQUE
En 5 minutes, il naît 67 enfants aux États-Unis, 274 en Chine, 395 en Inde, etc.
« Pendant que vous lisez cette phrase, onze enfants naissent sur cette Terre. Pendant le même temps cinq personnes meurent. Ces six vivants supplémentaires en quelques secondes représentent pour l’humanité le plus grand danger qui l’ait jamais menacée depuis qu’elle existe : le surpeuplement.
…
Il a fallu des millénaires à l’humanité pour atteindre son importance actuelle : 3,5 milliards. Dans trente ans, elle l’aura doublée : 7 milliards.
…
La funeste trinité du surpeuplement, famine, misère, chômage, divisera demain le monde en deux camps ennemis. C’est la nouvelle fin du monde qui nous est promise. »
L’Express nº 958 du 17 novembre 1969
Objecteurs de naissances : "Alertez les bébés !"
« Pour un enfant de réussi, on en trouve cent de bâclés. Les bâclés prennent ensuite le pouvoir et voici le résultat. Ne vous vengez pas sur vos enfants de la pire vacherie que vous ont faite vos parents : vous faire naître. »
Bernard WERBER
Chers 12078 lecteurs,
Que s’est-il passé depuis la parution du livre FAIRE DES ENFANTS TUE ... ?
Pas grand-chose : le système est bien verrouillé, la droite comme la gauche, les chrétiens comme les socialistes ont leurs folles raisons de vouloir faire de la Terre une fourmilière humaine malheureuse, invivable, exsangue de beauté écologique et de ressources, en proie aux guerres et aux famines. Ainsi, bien que lucide, le message antinataliste est jugé irrecevable par la pensée unique. La France s’enorgueillit même d’être le premier pays européen reproducteur. En pleine crise, avec 50 millions de chômeurs de plus pour 2009, on comprend mal !
Un livre plait, c’est NO KID, quarante raison de ne pas avoir d’enfant, de Corinne Maier. Il y est question des nuisances qu’implique l’enfant au sein du couple, nullement du futur planétaire. Tout au contraire et bien que l’aspect pamphlétaire ait fait monter au créneau certains vertueux qui ne l’ont pas lu, mon livre prétend que la meilleure façon d’aimer les enfants, c’est de ne pas en faire, ou de n’en faire qu’un ou deux, voire de se préoccuper de ceux déjà si malheureux qui peuplent les pays du Sud.
Quelques repères :
Dimanche 5 avril 2009, une satisfaction : sans détours, le thème était au programme de l’émission Planète 2049 de Maïtena Biraben, sur la télévision Planète :
(Visionner : Pas d’enfant, merci ! / En prenant soin d’ouvrir le haut-parleur du site !)
Un récent article dans la revue Philosophie (Pourquoi fait-on des enfants ?) ne fait que survoler les vraies causes de ne pas en faire et s’appesantit sur l’aspect nombriliste du couple procréateur. Comme si les parents ne décident de ne donner naissance qu’à un bébé, sorte de peluche, qui ne deviendra jamais un adulte dans un monde qui s’assombrit chaque jour un peu plus. C’est bien là le comble de l’égoïsme qui triomphe, ce qui, dans le monde que l’on sait, est lamentablement normal.
Fin 2008, une association antinataliste s’est crée sous le nom de démographie responsable :
Dans une interview de la revue Science et Vie d’avril 2009, Pierre-Henri GOUYON, généticien et professeur à l'école polytechnique et du Muséum d'histoire naturelle de Paris, déclarait : « Le scénario optimiste de la disparition des humains de la Terre : ils deviendraient assez riches pour ne plus faire d'enfants que par désir et descendraient au-dessous de la barre des deux enfants par femme, ce qui conduirait l'espèce vers l'extinction, sans souffrance pour les individus. Le scénario pessimiste : les conditions écologiques ne permettraient plus l'existence de cette espèce ».
Le 16 mai 2009 se tiendra à Bruxelles la Fête des non-parents :
« Vous n’avez pas d’enfant ? Soyez-en fier ! Que cette absence de progéniture résulte d’un choix ou d’une fatalité, vous n’imaginez pas quel précieux service votre stérilité rend à l’humanité ! »
Le tabou démographique tient bon !
La plupart des tabous ont été vaincus, sauf un : celui-là !
La surpopulation humaine est l’ultime vraie vérité qui dérange, à tel point qu’il est même estimé outrageant de poser la question : sommes-nous trop nombreux ?
Les reportages, les articles projetés ou réalisés sur ce sujet, par des journalistes se pensant libres, ont pour la plupart été censurés et privés de diffusion.
« Croissez et multipliez, et remplissez la Terre » (Genèse 9,1). La population humaine d’alors n’était que de quelques millions ! Nous sommes quasiment 7 milliards, donc, c’est fait ! Et même si l’on nous assure que la planète bleue (ou ce qui en reste) pourrait nourrir jusqu’à 12 milliards d’humains : et après ? Pourquoi donc se voiler la face ?
"80 millions de personnes de plus chaque année, 85 millions de personnes de plus chaque année souffrent de la faim"
Amicalement,
Valéry
| | The administrator has disabled public write access.
Calocybe
User Senior Boarder
Posts: 94
Re:Surpopulation - 2009/07/05 13:58Cela fait plaisir de voir que certains osent s'exprimer sur ce sujet délicat.
Parfois je lance ce débat, ou celui de la décroissance, avec mes collègues de bureau, lors d'une balade nature, ou même sur le forum Aves, mais les réactions sont souvent de ne même pas écouter. Mais les plus jeunes me semblent plus ouvert à l'entendre.
Et bien entendu les media restent quasi muets à ce sujet, ils préfère nous bombarder chaque jours de sujets sans intérêt comme la gripe mexicaine.
Notez que je pense qu'il est de toute façon trop tard pour éviter la catastrophe (à son sens étymologique aussi d'ailleurs).
Christian.
| | The administrator has disabled public write access.